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Quand les enfants dérangent… PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sergio V. Collins   
Dimanche, 22 Novembre 2009 11:54
quand les enfants dérangent
 
L’enfant rejeté est celui qui n’est pas accepté par sa mère ou par son père, ou encore par aucun des deux. Ceux-ci ne satisfont ni ses besoins ni ne leur prodiguent la protection nécessaire, ou alors ils manifestent une préférence envers les autres enfants.

En général, un enfant rejeté est abandonné d’une manière ou d’une autre. Ses parents ne s’occupent ni de son hygiène personnelle, ni de ses vêtements. Ils le ridiculisent, négligent sa santé et son éducation. Ils ne reconnaissent pas ses progrès scolaires. Ils ne le soutiennent pas quand ce dernier leur parle de ses problèmes, prétendant ne pas avoir le temps de l’écouter.

Un  enfant rejeté est parfois puni avec une telle cruauté qu’il doit être hospitalisé. Ainsi, rejeter un enfant implique qu’on le considère comme un obstacle et une entrave dans la vie de ses parents.

Nous avons observé des enfants qui se sentent rejetés. Ils manifestent un manque de confiance en eux-mêmes. Ils sont apathiques et passifs, car ils se sentent impuissants face aux monde et incapables de lutter, parce qu’ils sont seuls. Ils ont un mauvais rendement scolaire, échouent dans ce qu’ils entreprennent, sont désobéissants et menteurs, pleurent, se fâchent et sont peu sociables.

Un jour, nous avons lu une page du journal intime d’une adolescent. Dans un des paragraphes, ce dernier écrivait : « J’ai peur de ma mère et de sa froideur. Je n’ai personne pour me consoler. Tous ont un père qui se fâche et une mère qui console, ou vice-versa, mais moi, je n’en ai pas. C’est ma mère qui me fait mal, qui semble être tout le temps fâchée contre moi. C’est pourquoi je suis désespéré. J’ai même l’impression de devenir fou ».

Dans un autre paragraphe, il disait ; « Quand j’ai une soirée libre, je vais m’asseoir sur les escaliers qui donnent sur la plage, je mets les pieds dans l’eau et j’imagine qu’elle me raconte la tristesse d’autres êtres malheureux comme moi. Je raconter à la mer la tristesse que j’éprouve et j’exprime le désir de m’en aller avec les vagues, de ne plus jamais revenir à la maison. J’effacerais ainsi une vie inutile et vaine ».

La mère de cet adolescent en détresse n’a pas accompli son rôle sacré de mère. En tant que mère, en tant qu’adulte, elle aurait dû mettre en premier lieu les intérêts et le bine-être de son fils ; elle aurait ainsi évité l’énorme frustration et la profonde tristesse déjà enracinée chez son fils, qui se sentait cruellement rejeté.

Les parents peuvent neutraliser les conséquences du rejet de leurs enfants s’ils analysent avec soin leur comportement envers eux : le temps qu’ils leur consacrent, la manière dont ils les traitent, les occasions qu’ils leur donnent d’exprimer leurs soucis. De plus, les parents doivent comprendre que les enfants rejetés n’ont pas les moyens de se défendre u mal causé par leur attitude indifférente.

Après tout, les enfants sont des êtres immatures qui commettent des erreurs parce qu’ils sont en train d’apprendre à vivre. Ils sont à l’école de la vie, et les parents sont les enseignants qui doivent les mener par les sentiers du développement personnel.

Par ailleurs, les parents ne doivent pas oublier quelque chose de très important : l’amour dont leur est capable et un esprit transformé remplaceront le rejet. Ils deviendront des parents responsables et affectueux.
Mise à jour le Lundi, 22 Février 2010 01:08